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Madagascar : Antananarivo : Réinsertion sociale des prostituées

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Antananarivo, 23 June: Depuis quelques décennies, Á  Madagascar, on assiste Á  une centaine forme de marginalisation des minorités ayant un mode de vie assez différente du point de vue de la société malgache même si leur activité est illégale. On parlera ici de la santé reproductive sur tous les plans, et aussi de la ségrégation des travailleurs du sexe par la société.

L'association FIVEMITO, présidée par madame RAZAFINDRAVAO Germaine, lutte contre la discrimination des minorités notamment des prostitués, des travestis et les personnes atteintes du VIH/SIDA Á  Toamasina. Cette association travaille dans 38 fokontany (quartier) avec des personnes volontaires car elle n'a pas de fonds pour financer son projet. . Etant donne Toamasina est assez vaste, l'association travaille surtout dans le 5 ème arrondissement notamment Á  Ankihirihiry, Anjoma, Tanambao 5 et Ambodimanga Cependant, dans chaque fokontany réside un leader, des pairs éducateurs, des animatrices sociales qui orientent les victimes de la discrimination sociale Á  venir Á  l'hôpital en cas de besoin. La raison pour laquelle l'association a choisi de travailler sur ce domaine, c'est que les prostitués ainsi que les minorités sont mal vues par rapport Á  la société. Ces derniers ont également des droits autant que les personnes normales, affirme madame RAZAFINDRAVAO, « ils méritent de vivre normalement comme tout le monde ».

D'où l'association FIVEMITO se bat pour éradiquer cette mauvaise représentation des minorités. Notons par ailleurs qu'elle a déjÁ  entreprise plusieurs actions pour mobiliser les autorités compétentes sur ce sujet, en effectuant des plaidoyers pour montrer les droits de ces minorités Á  la société. Et parallèlement Á  cela, elle effectue également des descentes sur terrain pour identifier les victimes et conscientiser la société de l'importance de leurs prises en charge. Notons aussi que ces personnes sont apparemment de véritables mains d'Å“uvres qui, après avoir suivi une formation (en cuisine, en broderie, etc), peuvent générer de l'argent au lieu de recourir Á  la prostitution pour survivre.
Après tant d'efforts, l'association a su convaincre les bailleurs de fonds tels que l'UNICEF et d'autres partenaires Á  financer quelques projets de réinsertion sociale de ces jeunes ainsi que les autres victimes de la discrimination sociale.

Ainsi, l'orientation de ces personnes par ce genre d'organisation doit Á  tout prix être l'exemple parfait que doit suivre la société malgache, au lieu de les rabaisser et de les dénigrer. Tant qu'un tel projet existera, on assistera Á  de nouvelles perspectives de renouvellement des différentes mentalités et préjugés de la société malgache.

Cet article portant sur le Sommet national de Gender Links fait partie du service d'information de GL qui apporte des perspectives nouvelles Á  l'actualité quotidienne.

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